COUP
D'ETAT MANQUE A KINSHASA ?
Vu la gravité des faits rapportés, j' ai
tenu a signer seul ce document et en porter toute la
responsabilité.
Un coup d'Etat a en effet avorté dans la nuit du
6
au 7 juillet 2007. Un colonel a été abattu a
Limete et d'autres officiers ont disparu depuis vendredi
dernier. Des infos persistantes et concordantes indiquent que la grogne au
sein de l'armée et de la police nationale a failli irrémediablement faire
basculer le fragile, mais dictatorial et féroce, regime de
Joseph Kabila. Rien n'a cependant transpiré dans la presse
kinoise. Les médias de la diaspora ont aussi
curieusement gardé le silence...
Cette nouvelle est venue confirmer le fait que l' Angola
prenait des dispositions
draconiennes a ses frontieres
en regroupant les congolais dits "sans papiers".
En fait, c'est une mésure de securité prévemptive
par rapport aux
"bruits" qui courent au sein du Haut
Commandement de l'armée, parmi les hauts cadres du
PPRD et dans le cercle restreint katangais de Joseph
Kabila. Les refugiés congolais ayant appartenu aux FAZ ou
l'AFDL ont été "neutralisés" de cette facon par les
autorités angolaises a la demande du pouvoir de Kinshasa.
Ils sont soupconnés, a tort ou a raison, de vouloir se
coaliser avec les anciens officiers de la garde de JP Bemb.
Ce dernier est actuellement en fuite ou "refugié"
au Portugal. Joseph Kabila avait déja, de vive voix,
fait part de ses inquiétudes a ses homolgues angolais,
congolais (Brazza) et sud-africain.
Nos sources crédibles, que nous nous devons de
continuer a garder secretes, au sein de la Présidence de la
République se terrent cette fois dans le mutisme total
sur le coup d' Etat manqué. Mise a part la
confirmation d'une "tentative manquée de putch",
Congonet Radio n'a pas réussi a leur faire dire
plus meme sous
couvert de l' habituel anonymat C'est une indication
sur la gravité de la situation. Les noms des
putchistes n'ont pas ete communiqués. Chacun craint pour sa vie
car les vraies ou fausses accusations de trahison sont mortelles en
ce milieu.
Quelques députés et sénateurs de
l'AMP contactés par nous ont indiqué que le gouvernement
et l'armée ont toujours été en alerte depuis 2001. Rien de
nouveau d'apres eux. L'insecurité grandissante a Kinshasa
les préoccupent du fait que ce sont des militaires et
policiers qui en sont a la base. Ils disent cependant que
cela est simplement du a la dégradation de leur situation
économique résultant du non-paiement de leurs soldes: "ils
(policiers et militaires) doivent tout meme vivre et ils se
débrouillent donc comme
ils peuvent, de la seule maniere qu'ils connaissent c'est
a dire en
usant de la violence ou de menaces". Ces "honorables"
parlementaires insistent et affirment cependant que l'Etat va reprendre les choses en
mains et restaurer son autorité sur tous et sur tout le
territoire national. Comment et quand ?
La grandissante vague d'insecurité a Kinshasa causée par les hommes
en armes et l'absence de tout controle de la part des
autorités competentes est suspecte. Ce banditisme,
toujours impuni, suggere-t-il que le gouvernement
parrallele erige par Joseph Kabila est entrain de faiblir
? Ou est-ce la stratégie utilisée par le pouvoir
kabiliste pour asseoir sa dictature: appaurvrir et
terroriser ?
Le coup d' Etat manqué était en gestation depuis plusieurs
mois affirment certaines sources hors du gouvernement.
Pris de panique, les proches de Joseph Kabila et ses
services de sécurité ont multiplié récement les
assassinats des officiers militaires "peu surs"
et de figures ombrageuses du réseau kabiliste. Ces
meurtres et actes de terrorisme d'Etat ont faussement été
attribués a des bandes armées imaginaires. Ce sont en fait,
nous dit-on, les agents de securité qui operent, avec des
ordres précis, a la faveur de la nuit
et bénéficient de l'impunité qui leur est garantie par le regime.
Les tenants du pouvoir ont commis ces
crimes par anticipation mais surtout guidés par
la peur d'une attaque surprise des putshistes. Les
services de sécurité de Joseph Kabila, dont le controle échappe
totalement au gouvernment Gizenga, ont aussi fait
pression et organisé (sous couvert de la police) l' éviction de militaires et policiers qui
squataient dans
les batiments du ministere de la santé, la confiscation de
leurs armes et leur éloignement-isolement a N'sele, loin de
la Gombe ou résident Kabila et ses proches.
Un colonel habitant la commune de Limete a été
abattu par des "bandits armés" selon la version
officielle. Des aggressions et assassinats politiques
sont mis sur le compte du banditisme pour masquer les
"éliminations" des officiers en fonction ou la
retraite jugés dangereux par le regime kabiliste
Les officiers de l'armée récement écartés de
leurs postes de
commandement sont mis sous haute surveillance par les
services de sécurité. Cela ne suffira pas
pour stabiliser la situation. Les mouvements de
protestation populaires vont s'amplifier avec le non
respect des engagements socio-economiques du gouvernement
vis-avis des enseignants, des fonctionnaires, des médecins,
des rebelles démobilisés, etc. dont les révendications se
font plus bruyantes. L' impopularité de Joseph
Kabila et la détermination des opposants a
affronter le pouvoir inquietent les diplomates occidentaux
en poste a Kinshasa. Ils ont, eux aussi, finalement conclu a l'échec de la
transition politique et ils refusent de cautionner une nouvelle
dictature au Congo Un soulevement populaire a
Kinshasa et a l'Est du pays couve aussi depuis des mois. Est-ce le début de la fin du
regime kabiliste ? Beaucoup au Congo et en Occident le
pensent.
Lambert Ngoi Congonet Radio, Japon TEL: 00 +81 50
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